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  • Une visite guidée du troisième plus grand stade d’Europe, le croke park stadium

    Photo de inyoureye Jonathan Vallée
    Saguenay,  Canada
     DublinIrlande ) en Août 2014
    MÉMOIRE DE VOYAGE / publié le 31 Août 2014

    Situé à moins de deux kilomètres du centre-ville de Dublin, le «Croke park stadium» est visible de la majorité des coins de rue. L’édifice est maintenant le troisième plus grand stade de toute l’Europe avec une capacité de 82 300 spectateurs tout juste derrière celui de Barcelone et de Londres. Il représente le cœur des activités sportives des habitants de Dublin puisque plusieurs parties de différents sports y sont présentées. Ainsi, les amateurs peuvent observer  une partie de sports gaéliques (football, hurling, rugby et Camogie). En 1972, Mohamed Ali y a disputé un combat. Depuis sa visite, un couloir menant directement au terrain a été baptisé en son nom. De plus, plusieurs concerts majeurs y ont également diffusé (U2, Céline Dion et j’en passe). Au final ce qu’il faut savoir, c’est que le «Croke park stadium» est une religion là-bas. Le stade est le domicile de la GAA la plus grande organisation sportive de l’Irlande. On peut comparer le tout au Canadien de Montréal dans la belle province.

    Après l’introduction sur le stade, place à la visite. Que dire, très impressionnante cette visite. Ma guide, Anneth, a débuté le tour en nous présentant une vidéo montrant l’équipe de Dublin en action en 2009 alors que celle-ci avait remporté le championnat de la GAA. On nous montre des sports qui nous sont inconnus.  Le football gaélique, quel sport bizarre! Bref, j’essayais d’y comprendre quelque chose en écoutant la vidéo, mais en vain. Au final, j’ai tout même pu me mettre en contexte de voir des joueurs évoluer sur une foule endiablée de milliers de spectateurs. Une sensation qui est forcément indescriptible lorsque tu es l’un des joueurs faisant partie de la surface de jeu. Après la vidéo d’une durée de 12 minutes, la visite s’est poursuivie dans le couloir central du stade.  Ce tunnel permet les déplacements à l’intérieur du stade ainsi que l’accès aux différents vestiaires. Notre guide a tenu à préciser que ce couloir pourrait être utilisé en mesure d’urgence pour l’évacuation de l’amphithéâtre. Il a été calculé qu’il faudrait moins de 15 minutes pour évacuer l’ensemble des spectateurs. Fait époustouflant, 2000 employés travaillent lorsqu’une partie est disputée au «Croke park stadium». C’est du monde en sapristi!

    Par la suite, la visite s’est poursuivie dans les vestiaires. Malgré l’ampleur de l’édifice, les vestiaires étaient loin d’être ceux du «Centre Bell». Ceux-ci étaient plutôt comparables à ceux du Cégep de Chicoutimi. Vieux et peu luxueux sont deux termes qui définissaient très bien cet endroit.

    L’entrée dans le stade, quel feeling! Anneth a activé un bouton qui déclenchait des bruits de la foule agitée composée de 82 300 personnes en jour de match.  Comment ne pas se mettre dans la peau d’un joueur? Bref, le tout s’est suivi de l’entrée par le couloir principal sur le terrain accompagné du bruit de la foule. À ce moment, j’ai compris comment il était difficile pour les athlètes professionnels d’annoncer le retrait de leur sport préféré une fois le moment venu.

    La vue… Incroyable! Un petit point parmi tant de sièges. Au bas du terrain, les techniciens s’attelaient à tondre le gazon avec soin. En l’espace de 10 minutes en bordure du terrain, le technicien a passé à deux reprises sur la même série de carreaux pour y tondre la verdure. Pas moins de six techniciens du genre étaient occupés à effectuer cette tâche. Sans compter que des lumières à infrarouges étaient présentent sur certains carreaux afin d’aider à rendre surface près de la perfection. Par la suite, Anneth nous a fait visiter les gradins, la station des médias et puis nous a permis de nous rendre dans le haut des gradins. Moi qui ai le vertige, j’ai réussi sans regarder derrière à grimper jusqu’au septième niveau et à la dernière rangée. Le précipice derrière et une descente escarpée devant, rien pour remédier à mon mal des hauteurs. De toute façon, rendue là, la vue était tellement incroyable que cette idée s’est vite avérée passagère.

    Fait à noter, pour ceux et celles qui n’ont vraiment pas le vertige, il est possible de grimper au sommet du stade. Une passerelle est spécialement aménagée à cet effet. À mon avis, certains guides décident d’aller à cet endroit ou non. Autrement, il faut spécifier à l’entrée que l’on veut aller à cette passerelle. Pour ma part, cette option n’était tout simplement pas envisageable. Toutefois, j’imagine que la vue sur le stade et sur la ville de Dublin en vaut certainement le coup.

    Par la suite, nous avons visité les loges, le niveau supérieur du stade ainsi que les rampes pour quitter le stade. Fait intéressant, pour éviter les grabuges, l’alcool n’est pas permis à l’intérieur du stade.  À cet instant, Anneth nous a expliqué que la construction du stade a débuté à l’an 1884 et que depuis, plusieurs modules se sont ajoutés pour en faire un amphithéâtre d’envergure.

    Nous avons terminé la visite juste à l’avant du musée des sports gaéliques. Vraiment, la vue et la leçon d’histoire ont amplement comblé le prix d’entrée de 12 euros. De plus, ce prix comprend l’accès au musée. Très divertissant cet endroit puisque vous pouvez mieux comprendre l’ensemble des sports pratiqués dans ce stade.  On y apprend que le football gaélique (mélange de Rugby et de football) est joué en Irlande depuis environ l’an 1500. Il est également possible via certains jeux de tester vos capacités physiques. Pour ma part, pour frapper la balle de tissu avec un mini bâton de hockey, j’y ai tellement été fort que je me suis fait saigner le pouce. Fier d’avoir atteint les 37 kilomètres/heure, le gars après moi natif de l’endroit a facilement atteint la barre des 80. Bredouille, vous dites?

    En conclusion, pour sa grandeur et pour la façon dont la visite est montée, une visite au «Croke park stadium» est nécessaire si vous êtes de passage à Dublin. J’ai adoré ce tour qui dure environ deux heures. Vous en apprendrez davantage sur des sports qui sont méconnus en Amérique du Nord. Alors qu’ici on pratique le hockey avec des armures comme équipement, il est impressionnant de voir comment ces guerriers n’ont pas peur de subir la blessure. Go Dublin Go! En terminant, voici une vidéo qui démontre l'engouement pour les sports gaéliques en sol irlandais.

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