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  • Une randonnée pédestre au sommet des Monts-Valin

    Photo de inyoureye Jonathan Vallée
    Saguenay,  Canada
     Saint-FulgenceCanada ) en Juillet 2014
    AVENTURE / publié le 23 Juillet 2014

    Pour se rendre au site, rien de plus facile. Il s’agit de prendre la direction de Tadoussac via l’arrondissement de Chicoutimi et tourner à gauche à St-Fulgence. Un panneau indique la présence d’un sentier de la SEPAQ juste au bord de la route. Pour ceux et celles qui connaissent l’endroit où l’on vend le délicieux « pain Roger », c’est la route juste avant ce commerce. Vous roulerez environ 17 kilomètres avant d’atteindre le pavillon de la SEPAQ. L’ensemble de la route est asphalté sauf les 2 ou 3 kilomètres de la fin. Toutefois, j’avais une auto sport et je me suis rendu sans aucun problème.

    Arrivée sur place, il vous suffira de vous enregistrer à l’intérieur du pavillon. Il faut prévoir environ 7,50 $ par personne pour accéder aux sentiers sur le site. Juste en face du pavillon, le sentier mentant au pic-de-la-tête-de-chien jusqu’au pic-du-grand-corbeau. En tout et partout, si vous visitez les deux endroits, vous parcourez un total de 12 kilomètres.  Ce parcours est qualifié de difficile et j’ajouterais même le mot « très » à celui-ci. Ce sentier s’adresse aux gens qui possèdent une très bonne forme physique. Du pavillon jusqu’au sommet du pic-du-grand-corbeau, vous monterez un total de 590 mètres de dénivelé. Évidemment, il faudra prévoir beaucoup d’eau pour l’ascension et éviter de parcourir ce sentier dans une chaude journée d’été. Pour ma part, il faisait 25 degrés Celsius c’était un peu chaud puisque lors de la montée et même la redescendre, j’étais totalement en eau. À moi seul, j’ai bu quatre bouteilles d’eau de 600 millilitres. Maintenant que vous êtes un randonneur averti, passons à la suite de la randonnée.

    Le sentier est très bien balisé toutefois, de très bonnes espadrilles sont requises en raison de la présence de nombreuses racines, roches, pentes, boues et j’en passe. Vos muscles stabilisateurs, mollets et l’avant de vos cuisses subiront une surutilisation lors de l’ascension. Au début, vous verrez, la randonnée est très détendue sur les deux premiers kilomètres. Vous croiserez un merveilleux lac des pères, une étendue d’eau typique des Monts-Valin. Et par la suite, quelques pas plus tard, l’ascension prend son envol. Il est loin d’être évident de conserver un pas rapide avec autant d’obstacles en montagne. J’avais ma montre GPS avec moi et en ascension, nous avons conservé une moyenne de 4 kilomètres à l’heure jusqu’au pic-de-la-tête-chien (340 mètres de dénivelé).  Toutefois, cette vitesse a chuté lorsque nous avons entamé notre seconde ascension menant vers le second plus haut point du sentier (le pic-du-grand-corbeau). Pour les courageux, il est possible à partir du pic-du-grand-corbeau de se rendre au plus haut point du sentier, le pic-de-la-hutte qui est situé 80 mètres plus haut (950 mètres d’altitude).

    Pour la montée, selon ma montre GPS, la montée au pic-de-la-tête-de-chien nous a pris environ 55 minutes. Il nous a pris 65 minutes de plus pour atteindre le pic-du-grand-corbeau. Certes, un repos s’imposait une fois rendu au sommet. Pas étonnant qu’à cette hauteur, les arbres aient de la difficulté à prospérer. La végétation est très petite par rapport à celle située plusieurs mètres plus bas. Au sommet, une plate-forme est aménagée pour ceux et celles désirant se lancer en deltaplane ou en parapente. C’est très impressionnant puisque si vous vous couchez sur la plate-forme, vous aurez l’impression qu’au bout de celle-ci, c’est le vide!

    Une vue incroyable? Indéniable! La chance était de la partie lors de notre passage puisque les nuages étaient absents du ciel.  Que demander de plus? Une vue à des kilomètres immergée de montagnes, de forêts et du prestigieux fjord du Saguenay. Quelle sensation de se sentir si haut! Pour clôturer l’ascension, quoi de mieux qu’un bon pique-nique! Après avoir trimbalé le poids du lunch dans mon sac à dos tout au long de montée, le temps était venu au sommet de le consommer. Enfin, le dos aéré, le toupet dans le vent, pita à la main tout en scrutant l’horizon, que demander mieux. Merci la vie? C’est dans ces moments-là que je suis tant heureux de vivre en région. Les images ci-jointes à ce texte sauront sans doute vous convaincre de mes dires.

    En conclusion, si vous cherchez un défi de taille menant vers une vue sur des kilomètres, l’ascension du pic-du-grand-corbeau doit être relevée. Sinon, pour les plus téméraires, vous pourrez parcourir les 16 kilomètres aller-retour vous menant tout droit au pic-de-la-hutte. En étant encore plus haut, le point de vue saura sans aucun doute épater vos pupilles. Pour ma part, 12 kilomètres de montée menant à un sommet de 870 mètres, c’est bien en masse comme on dit par chez nous. Pour passer un moment des plus agréables, assurez-vous que le ciel est dégagé avant d’entamer ce sentier. Également, n’oubliez pas votre lunch et beaucoup d’eau. Vos sacs à dos seront sans doute un fardeau tout au long du trajet, mais son contenu vous imposera un moment agréable une fois rendu au sommet.  

    Dans les bois, dans les bois… 

    N.B. Le sentier est également praticable en hivers en raquette. Des arbres munis d'un crémage blanc vous attendront tout au long du sentier. Une expérience unique en son genre. Toutefois, le pique-nique au sommet vous sera difficile en raison des conditions météorologiques. 

    Voici une vidéo que j'ai capté lors de mon passage au même endroit à l'hivers 2010

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