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  • Mon volontariat au Kenya

    Photo de Trudel2981 Tommy Trudel
    Repentigny,  Canada
     KisumuKenya  NairobiKenya ) en Mars 2014
    MÉMOIRE DE VOYAGE / publié le 1 Avril 2014

    9 mars - Les derniers préparatifs pour mon départ sont terminés, on emballe tout et direction Dorval pour prendre mon avion vers Zurich qui ensuite me mènera à Nairobi. Il s'agit d'un voyage pleins de premières pour moi; premier voyage en solo, première mission humanitaire, première fois que je quitte le continent Nord Américain, première fois que je serai loin de ma famille et mes amis pendant 3 semaines. Peu importe, j'adore les défis et comme toujours, je fonce tête première.

    10 mars 19h - J'arrive à Nairobi. Lorsque j'aperçois qu'il ne faut pas tasser les chèvres et les vaches pour faire attérir l'avion, je me sens rassuré. Je débarque, je paie mon visa d'entrée, je ramasse les bagages et je pars à la rencontre de mon contact avec l'organisme que je vais joindre. Sur la passerelle, il y a hôtels, taxis et plusieurs noms, mais pas le miens. J'attends 5 min, 10 min, 15 min. C'est assez! J'emprunte un téléphone et j'appelle mon contact. Oups! il avait oublié. Il passe me chercher dans 20 min. Je m'assois, j'attends 20 min, 40 min, 1h... toujours rien. 1h30, Il est là finalement. J'empoigne mes bagages et m'empresse de le rejoindre. Les 4 soldats lourdement armés à la sortie me fixe sévèrement. On monte dans le taxi et on roule vers l'hôtel où je m'installerai les deux premiers jours. La voiture s'arrête devant une maison et c'est la destination finale. Mon contact me rappelle que c'est un hostel et non un hôtel; quelle grosse différence fait ce S. Je débarque, me mets à mon aise et décide de prendre une bonne douche. Je tourne la première champlure, l'eau ne vient pas, la deuxième ne change rien de plus. J'essaie avec le robinet, l'eau chaude ne vient pas, mais un petit filament d'eau coule avec l'eau froide. On se lave au lavabot, une première depuis que j'ai quitté les couches. Je me sens propre, je pars me coucher, je ne mets pas de temps à tomber dans les bras de Morphée.

    11 mars - débriefing avec les membres du CIVS sur mon implication dans le projet.

    12 mars - Tour de ville de la capitale kenyanne, Nairobi, et j'oublie d'emmener mon appareil photo. Et merde...

    13 mars - Départ pour un trajet de 7h vers Kisumu où je passerai les deux prochaines semaines.

    14 au 26 mars - Mon implication a englobé une journée à construire un puits près d'une garderie, une journée à enseigner aux enfants de cette même garderie et 9 jours à rendre visite aux délinquants juvéniles dans une prison afin de leur apporter un soutien morale et un contact avec l'extérieur. Les temps libres m'ont permis de voir plusieurs attraits des alentours; en commençant par une visite au sanctuaire animalier où j'ai pu flatter un guépard, un simple chilling entre amis à hippo point où j'ai pu admiré un coucher de soleil au-dessus du lac Victoria, une virée dans le centre-ville de Kisumu pour fêter toute la nuit, une visite au musée, des achats de souvenirs au Masai Market et mettre le pied sur la ligne de l'Équateur. Les gens sont sympathiques, généreux et respectueux. Les repas sont euh... ouin bon, on repassera, mais ça fait partie de l'expérience. Les douches se prennent à la bassinette et nous devons puiser notre eau dans les barils. La toilette n'a pas de lunette, n'a pas de chasse d'eau, n'a pas de lumière et la porte n'a pas ne verrou.

    27 mars - On remballe tout et on s'enligne pour reprendre l'autobus direction Nairobi à 8h. Je prévoyais partir vers 7h mais nous sommes plutôt parti vers 7h15. Bon, 45 minutes, ça devrait le faire pareil. Soudain, les deux frères décident de faire un arrêt à la station service. Ahhhh! vous pouvez vous arrêter après non? Ils sortent une corde et tentent d'attacher la valise arrière. Ça ne fonctionnne pas, ils recommencent, ça marche, enfin! Il s'arrête deux mêtres plus loin mettre de l'essence. *soupir* OK, le réservoir est plein GO! ils sortent le squeegee et lavent les vitres. ARGHHHH! C'est pas possible! On repart, on enregistre mes bagages, on les met dans l'autobus et pas 2 minutes après, j'étais parti. C'était moins une. Les 7h de route semblent encore plus longues et la famille d'accueil me manque déjà. J'arrive à l'hostel je revois d'autres volontaires, prend une bière dans un bar avec eux... en pydjama. On s'en fou je pars demain.

    28 mars - Je retourne au centre-ville de Nairobi, avec mon Kodak cette fois, et je savoure mes derniers instants en sol africain. J'attends mon lift pour 21h pour me mener à l'aéroport 3h à l'avance, mon vol étant à 00h30. 21h: toujours personne. 21h15: toujours rien. 21h30: Pas encore d'auto, je tourne en rond dans la cour de l'hostel comme un lion en cage, je ronge mon frein j'en suis rendu au mag. Je devrais être à l'aéroport présentement. De la merde, je prend mes bagages et je pars me chercher un taxi que je paierai moi-même. J'ouvre la clôture, je vois une voiture à l'horizon. Je donne une dernière chance au destin. Elle arrête devant l'hostel, le voilà enfin! Je ne lui laisse pas le temps de dire bonjour que je mets les valises dans l'auto et je m'assois sur la banquette arrière. "Il y avait beaucoup de traffic" me dit-il, mais je m'en contrefous, je ne dis pas un mot. On arrive à l'aéroport à 22h, Il y a une longue file à l'extérieur. Le temps s'effrite et je vois sur le moniteur que mon vol est devancé à 23h30. Mes 3 heures sécuritaires pour atteindre ma porte viennent de passer à 1h30. Merde! Je stress comme je n'ai jamais stressé. JE NE VEUX PAS MANQUER MON VOL! C'est bientôt mon tour, enfin! Soudain, 20 hôtes, hôtesses et pilotes nous coupent et passent devant tout le monde. POUR VRAI?!? Je ne me peux plus, je veux arracher les murs. Finalement, c'est mon tour, pour vrai de vrai. Je passe les détecteurs de métaux et je me mets en file chez Swiss pour laisser partir mes grosses valises. Une première dame au début de la file confirme que je suis dans la bonne ligne. Après 10 minutes d'attente, j'arrive au bureau, eh bien non, je dois aller chez Brussels Airlines. je refais la file 15 minutes, dépose mes bagages, il est 23h15. Je monte vite atteindre ma porte, j'arrive, le vol a été remis pour 00h30. On relaxe, on magasine un peu, on attend, on prend ça calmement. Je prends l'avion pendant 7h jusqu'à Bruxelles, je reprend un autre avion de 7h de Bruxelles jusqu'à Montréal et me revoici enfin au Québec.

    Bien sûr tout ça a été coupé très court étant donné que je ne veux pas m'étaler sur 10 pages. Cependant, voici mes trois plus grandes leçons de mon périple:

    - On apprécie beaucoup plus ce que l'on a une fois de retour

    - L'ugali c'est pas mangeable

    - Les voyages sont la seule chose que l'on peut acheter et qui te rend plus riche

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