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  • La virginité de Kiev plus les aspects de la sécurité, du langage, de la nourriture et du métro

    Photo de inyoureye Jonathan Vallée
    Saguenay,  Canada
     KievUkraine ) en Août 2013
    MÉMOIRE DE VOYAGE / publié le 19 Octobre 2013

    Nous sommes arrivés à Kiev par le biais de la compagnie aérienne « Ukraine International Airlines » via l’aéroport de Borispol. Si vous utilisez cette compagnie d’aviation pour vous rendre dans la capitale de l’Urkaine, vous pourrez observer des agentes de bord munies d’un habit bleu et jaune aux couleurs du pays en plus de petits gants jaunes. Disons que le style vestimentaire de celle-ci sort quelque peu de l’ordinaire J

    Des conseils pour l’arrivée à Borispol

    Je vous conseille fortement à votre arrivée à Borispool de changer quelques dollars de votre devise en monnaie ukrainienne (Hryvna - UAH). Vous en aurez besoin pour payer le bus qui vous amènera de l’aéroport jusqu’au centre-ville. La compagnie « skybus » offre un service de navette qui passe à environ tous les quinze minutes en période de pointe. Vous pouvez vous procurer un ticket juste à la sortie de la zone internationale de l’aéroport. Cependant, avant de vous rendre au comptoir d’achat, vous serez sans aucun doute courtisé par de nombreux chauffeurs de taxi qui tenteront de vous mener avec acharnement dans leur véhicule. Ignorez-les, tout simplement. Plusieurs d’entre eux sont de faux chauffeurs et d’autres prendront des détours à ne plus finir pour vous charger le gros prix. Un bémol, aucun compartiment pour les bagages n’est présent pour prendre le service de navette. Vous devez donc embarquer avec vos effets personnels à l’intérieur du bus. Si le bus est plein, vous devrez sans aucun doute mettre votre valise sur vos genoux. L’autobus fait trois arrêts avant l’arrêt final au centre-ville. Dans notre cas, tout le monde dans le bus se demandait où l’on devait débarquer. Le chauffeur ne parlait pas un seul mot en anglais. De plus, celui-ci criait le nom des arrêts en Ukrainien. Pas évident de bien s’orienter. Après le premier arrêt, je croyais que c’était l’endroit où l’on devait arrêter. J’ai été pris de panique et j’ai voulu sortir avec les bagages. Finalement, une madame m’a demandé où j’allais et m’a assuré que c’était le prochain stop. Finalement, le deuxième stop était le bon, il nous menait directement au métro. De là, il vous est très facile de rejoindre les quatre coins de la ville. Pour rejoindre le centre-ville, il faudra au minimum une bonne heure depuis votre entrée dans le bus à l’aéroport.

    Le métro de Kiev

    Je vous rassure, le nom des stations de métro de Kiev est traduit en anglais. Mais je vous dirais que la majorité du temps, le nom de celle-ci est affiché en Ukrainien sur les télévisions dans les wagons. Par contre, pendant environ une minute, il est finalement possible de lire le nom des stations. Pour utiliser le métro, la ville de Kiev a mis en place un système fonctionnant avec des jetons de plastique pour passer les portes du métro. Heureusement, pour se procurer des jetons, les machines distributrices sont traduites en plusieurs langues. Sachez que par son architecture et par sa profondeur, Kiev est l’un des métros les plus impressionnants que j’ai vus. Par contre, les wagons qui le composent sont très désuets. Parfois, on se demande si celui-ci va arrêter tellement on entend le crissement des freins. Pour l’aspect de la sécurité dans le métro, bref, il y a toujours des gens plus suspects que d’autres. Comme la majorité des Ukrainiens sont très pauvres, évitez de mettre en vue des objets de valeur. Surtout qu’à la sortie des stations, un attroupement de foules se forme à chaque fois pour emprunter les escaliers roulants menant à l’extérieur de la station. Vous avez le vertige? Moi du moins, je l’ai. Il est recommandé de ne pas regarder derrière vous lorsque vous utilisez les interminables escaliers roulants. Les genoux pourraient vous fléchir! Kiev possède le métro le plus profond du monde. Faites gaffe!

    Kiev et l’aspect de la sécurité

    Avant mon départ pour Kiev, on me lançait à la blague faite attentionnée de ne pas revenir avec un rein ou des trucs du genre. Finalement, après avoir passé trois jours à Kiev, je n’ai été témoin d'aucuns incidents violents ni d’aucuns vols. Pourtant, à la même période l’année d’avant, j’avais été témoin de plusieurs crimes en l’espace de quelques heures dans les rues de Bruxelles. Vraiment, les gens sont courtois et très gentils. Du moins, quand tu es de leur couleur. Car tout comme en Russie, en Ukraine on a de la difficulté avec les gens de couleur. La présence policière dans les rues n’est pas très présente. Peut-être que les policiers sont déguisés en civil après tout. Nous avons vu des membres de l’armée Ukranienne faire le guet devant certains édifices gouvernementaux. Également, la police a été présente un soir sur la rue principale en raison d’une manifestation qui était somme toute très pacifique.

    Reste que, j’imagine que nous sommes bien tombés, car à voir le tas d’agents de sécurité à l’entrée des boutiques, le vol est très présent à Kiev. Même chose pour l’appartement où nous logions. Nous avons reçu la consigne de bien fermer la porte-patio et également les fenêtres durant la nuit en plus de bien fermer la porte à doubles clés. De plus, les passages à piéton sous-terrain représentent un certain risque. Des agents de la paix surveillent l’embouchure de ceux-ci, mais il est tout de même risqué d’emprunter ceux-ci à la noirceur. Des jeunes gens s’y attroupent pour y consommer de la bière et des substances illicites. Certes, il y a des caméras qui observent, mais ce ne sont pas celle-ci qui vous sortira du pétrin. Pour ce qui est du métro, c’est relativement sécurisé. Comme partout, il faut se guetter en tout temps et éviter de mettre nos objets de valeur à vue. Le seul instant où j’ai senti que je pourrais me faire voler est quand vient le moment d’emprunter les longs escaliers roulants pour quitter la station. Un attroupement de gens se forme et vous êtes à proximité de plusieurs inconnus. Prenez garde à vos effets personnels, car c’est le moment idéal pour se faire voler son portefeuille.

    Kiev et sa virginité

    La capitale de l’Ukraine comparativement à plusieurs grandes villes d’Europe n’est pas une marre à touristes. Nous avons vraiment apprécié cet aspect que nous a offert cette ville. Nous avions l’impression d’être des témoins privilégiés d’une civilisation non connue à ce jour. On nous distinguait facilement de la population locale, nous étions la minorité. Chose qui n’est pas toujours le cas partout en Europe. Que ce soit dans les restaurants, dans la rue, dans les attractions touristiques, il était très difficile de rencontrer quelqu’un qui parlait anglais. La majorité des touristes qui visitent cette ville proviennent de la Russie. You must see!

    La barrière de la langue

    C’est incroyable, à Kiev on se croirait sur une autre planète. Il est pratiquement impossible de bien se faire comprendre. Même dans les lieux touristiques, les indications des monuments sont toutes écrites en russe. Impossible de déchiffrer quoi que ce soit. Les yeux sont vos meilleurs outils si vous visitez un lieu culturel, un lieu historique ou toute autre chose du genre. C’est contrariant puisqu’il est difficile de comprendre l’histoire qui plane sur ce pays.

    Dans les restaurants, souvent, les serveuses sont dans l’incapacité de vous comprendre. Cependant, il est vrai que les jeunes personnes sont beaucoup plus aptes à vous comprendre en anglais. Pour le reste, essayez tant que vous voulez, c’est impossible. Les gens moins instruits travaillant dans les épiceries, les dépanneurs et les cafés ne disent pas un mot en anglais. Cela m’a pris environ 10 minutes pour faire comprendre à un mec dans un dépanneur que je voulais acheter un briquet. Même avec des signes, il ne me comprenait pas. J’étais désespéré. Mon meilleur outil, mon doigt. Grâce à celui-ci, j’ai pu pointer à maintes reprises les bières que je souhaitais acheter et y compris certaines marchandises. Rien pour aider, dans la plupart des dépanneurs, les bières sont dans des frigidaires barrés à clé. Comment demander à une personne qui ne parle pas anglais d’ouvrir le frigidaire, de me servir deux ou trois sortes de bière et puis de payer? Un défi qui semble facile à première vue, mais avec la barrière de la langue en avant-plan, la taille du défi n’est pas la même.

    Pour les restaurants, la plupart possèdent un menu en anglais. Mais il ne faut pas trop s’éloigner de la rue principale et du centre-ville, car sinon, votre doigt sera de nouveau votre meilleur outil. Heureusement, si vous utilisez celui-ci, la plupart des plats en Ukraine ressemblent à ce que l’on mange en Amérique du Nord. Pas de danger d’avoir une cervelle de singe dans votre assiette.

    La nourriture

    Parlant de nourriture, étonnement, le plat le plus servi dans les restaurants est le sushi. Partout en ville, des restaurants offrent ce mets. Pour l’avoir essayé en sol ukrainien, ils sont écœurants leurs sushis. De plus, comparativement au Québec, le prix payé pour ce genre de festin est bien inférieur à celui qu’on paye. Pour le reste, ma copine a essayé le poulet à la Kiev, vraiment pas recommandable selon ses dires. Dans le fond, c’est juste du poulet farci au fromage et enrobé de semoule de blé. Bref, vous mangerez très bien à Kiev. Les plats ne sont pas très chers pour la qualité de la nourriture que vous recevez en assiette. Cependant, si vous voyez un restaurant qui semble offrir un menu intéressant, il est peut-être temps de s’y arrêter. Aussi surprenant que cela peut l’être, il n’y a pas beaucoup de restos à Kiev. Vous pouvez marcher pendant très longtemps avant d’en croiser un. La présentation, la qualité et la diversité des menus sont trois choses dont je ne m’attendais pas à voir dans cet endroit.

    Des conseils pour le départ

    Premièrement, assurez-vous de prendre un taxi avec une compagnie recommandable. Le métro ne se rend pas aux deux aéroports de Kiev (Zhuliany et Borispol). En second lieu, si vous le pouvez, faite téléphoner quelqu’un qui parle très bien le russe pour commander celui-ci afin qu’il soit en mesure de donner les bonnes informations pour la destination et également pour négocier un tarif. Les taxis escrocs courent les rues, prenez garde. Pour notre part, notre hôte a appelé un taxi pour nous, mais a omis de dire au chauffeur quelle était notre destination. Nous devions prendre notre vol avec la compagnie « Wizz Air! » en direction de Budapest par le biais de l’aéroport Zhuliany. Or, je disais à notre chauffeur « Zulianie » et il ne comprenait pas où l’on voulait aller. Heureusement, me suis-je dit, j’ai le nom d’aéroport écrit sur mon billet. Je le montre au chauffeur, celui-ci n’est pas en mesure de le lire. À force de dire le nom à voix haute, le chauffeur a fini par comprendre en disant haut et fort « Julianie ». Comme quoi la barrière de langue nous place souvent dans de drôles de situations.

    Conclusion

    Parmi toutes les villes d’Europe de l’Est que j’ai visitées, Kiev est définitivement la plus charmante et la plus dépaysante. On se sent comme chez nous, mais avec une langue différente et des gens différents. Il s’agit décidément d’une destination coup de cœur pour ses traditions orthodoxes, la beauté des filles, l’absence de touristes, la nature et par la gentillesse des gens qui l’habitent. Visitez et vous verrez.

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