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  • En passant des magnifiques plages du Maine vers la majestueuse ville de Boston

    Photo de inyoureye Jonathan Vallée
    Saguenay,  Canada
     BostonÉtats-Unis  Old Orchard BeachÉtats-Unis ) en Juillet 2006
    MÉMOIRE DE VOYAGE / publié le 4 Juin 2013

    L’intro

    Avant de débuter mon mémoire, j’aimerais vous mettre en contexte sur plusieurs points. Nous avons fait le voyage en automobile de Chicoutimi au Saguenay en direction de Boston en deux arrêts. Le premier étant à Old Orchard Beach en camping et le second, dans un luxueux hôtel de l’état du Massachusetts. De plus, il s’agissait de mon premier road trip à l’étranger et même chose pour coéquipier de voyage. À propos de celui-ci, une chose que vous devez savoir c’est qu’une fois qu’il a quelque chose entête, il est très difficile de le faire changer d’idée. Sans compter qu’à l’époque, nous n’étions pas très ferrés en anglais. De plus, nous étions à ce moment deux gars de villes n’ayant pratiquement pas connu de périple en zones sauvages. Maintenant que vous êtes aux faits, je peux débuter notre premier périple à vie aux États-Unis.

    Le départ et l’arrivée

    Il nous a pris environ 8 heures pour arriver à notre site de camping situé dans l’état du Maine à quelques pas de la plage à Old Orchard. Avant d’en arriver là, nous avons franchi les douanes américaines en Beauce passant par les chemins sinueux du Maine pour se rendre à destination. En passant par cette route, le chemin est très long puisque les limites de vitesse sont très basses ajouté à cela qu’il est souvent impossible de doubler un autre véhicule. Une fois arrivée à destination, la madame à l’accueil nous a indiqué notre lieu de campement, le camping sauvage comme il l’appelait. C’était tout simplement un endroit clôturé où seules les tentes pouvaient y être présentes. Tout allait nickel puisque notre réservation était bien valide et surtout que la madame à l’accueil parlait quelque peu français. Une fois les règlements de l’endroit expliqués, nous nous sommes mis à monter la tente afin d’y séjourner pour les quatre prochaines nuits. Tels des débutants que nous étions à l’époque, nous avions omis d’apporter un matelas gonflable afin d’avoir un certain confort lors de nos nuits souvent trop courtes. Si bien qu’après une nuit, nous étions comme deux vieillards avec de multiples courbatures au dos. C’est ainsi que nous avons eu la brillante idée d’utiliser le remède de l’alcool afin de rendre notre sommeil plus confortable. Pendant trois soirs consécutifs, nous sommes sortis au « Pier Patio bar » qui était un drôle bar dont l’ambiance ne débutait que vers les 19 h. Malheureusement pour nous, lors de notre premier passage à cet endroit, nous sommes arrivés aux alentours de 23 h et le bar a fermé ses portes à 12 h 30. Quoi faire à « Old Orchard beach » en plein jeudi soir? Après maintes recherches, nous avons constaté qu’il n’y avait pas grand-chose à faire mise à part prendre de la bière autour d’un feu. C’est à ce moment que nous avons rencontré un trio de filles très gentilles qui venaient de Montréal. Heureusement, les discussions avec ces mesdames ont agrémenté notre soirée. Le lendemain soir, quatre gars en provenance du Québec voulaient adhérer au camping sauvage. Les deux premiers du groupe s’étant fait refuser l’accès au camping, les gars ont usé de stratégies en se faisant passer pour deux couples d’homosexuels afin de pouvoir séjourner à notre super camping sauvage. Au final, mises à part prendre de la bière et faire des feux, nous avons passé nos journées à profiter des superbes plages du coin qui physiquement très esthétiques malgré la présence de plusieurs déchets…

    Le goéland et la crotte de fromage

    En parlant de plage, il y avait deux filles allongées sur leur serviette accompagnée d’un sac de crottes au fromage. Évidemment, les deux jeunes femmes se faisaient bronzer et relaxaient face contre terre. C’est alors qu’un goéland de format géant a agrippé une crotte de fromage à même le sac des dames sans même que celles-ci sans aperçoivent. J’ai trouvé ce moment plutôt cocasse =)

    Old Orchard en général

    Bref, ce qui m’a impressionné lors de mon séjour à cet endroit, c’est l’immensité des formats de nourritures. Si vous auriez vue le sundae que j’ai commandé à l’époque qui était pratiquement dans un contenant d’un litre composé d’un sac d’arachides, d’un pot de caramel et d’un pot de crème à glace. La nourriture aux États-Unis est peu élaborée et je dois avouer que j’ai été très déçu tout au long de ce voyage de la qualité des mets qui nous ont été servis. Bref pour en revenir au sujet principal, la rue principale est bien et plaisante à visiter. Par contre, tu ne passes certainement pas une journée sur celle-ci. Le quai est le point central et surtout, l’icône de cette station balnéaire. Durant le jour, plusieurs marchands y sont présents afin de vous vendre toutes sortes de trucs. Pour ce qui est des plages, vraiment, elles sont dignes de « Punta Cana» en République Dominicaine. La seule variante, l’eau est glaciale. Je l’ai appris à mes dépens quand après quelques consommations je me suis jeté à l’eau précipitamment. Si c’était à refaire, je ne resterais pas aussi longtemps à cet endroit que j’ai fini par trouver ennuyant après une journée. Par contre, pour le camping, c’est un endroit que je recommanderais.

    La bière dans le Maine

    Vraiment, j’ai été impressionné de voir comment il en coûtait peu pour acheter une caisse de bières à l’époque dans cet état américain. Pour environ 6 $, il était possible de se procurer douze bières de marque moins populaires. Pour des bières plus en demande, pour environ 8 $ il était possible de s’en procurer une douzaine. Cependant, gare à vous, sans vos pièces d’identité, il vous sera impossible de vous procurer le breuvage des dieux.

    La courtoisie des Américains

    J’ai été marqué lors de mon passage dans cette petite ville de la courtoisie des automobilistes américains. Retenez bien cette phrase, les piétons sont rois aux États-Unis. Dès que nous mettions le pied dans la rue, les autos arrêtaient pour nous laisser passer. C’était un drôle de sentiment puisqu’au Québec, jamais ce comportement n’est emprunté par les conducteurs automobiles.

    Départ pour Boston et les stations de péages

    Après avoir quitté le Maine, nous étions crispés et mal en point physiquement. Néanmoins, nous nous sommes dirigés en direction de la magnifique ville de Boston. Or, pour s’y rendre, de multiples stations de péages sont présentes pour entrer sur les autoroutes. N’étant pas familiers avec ce genre d’endroit, nous avons décidément causé un bouchon de circulation. Pour ceux et celles qui n’ont jamais vu ce genre d’installation, il s’agit de plusieurs voies de circulations qui convergent vers un bâtiment. Certaines sorties de type de sorties permettent un passage rapide avec une carte spéciale, d’autres sont contrôlées par des employés et d’autres permettent un passage rapide en lançant de l’argent dans une espèce d’entonnoir jaune en forme de poubelle. Chaque voie dispose d’une lumière qui demeure rouge à l’arrivée et change au vert lorsque le paiement est effectué. Bon voilà pour le néophyte. Voilà que nous arrivons à notre premier passage à ce genre de structure… Une fois arrivés à la ligne d’arrêt, moi et mon ami nous regardions et nous posions la même question « Où insère-t-on le 50 cents requis pour notre passage? ». Regardant à gauche et à droite, nous étions sans mot car tel que deux idiots, nous étions incapables de trouver l’endroit pour effectuer le paiement. C’est alors que je dis à mon ami « Roule, on s’en fou, de toute façon on doit pas être les premiers.». Mon ami réplique en disant : « Je ne bouge pas d’ici tant et aussi longtemps qu’on n’a pas payé. ». Bien sûr, la pagaille était prise dans la voiture et une file d’attente d’une dizaine d’automobiles s’était formée derrière nous. Étant pris de panique, je décide de sortir du véhicule afin de me diriger vers une cabine où une employée y travaille pour faire payer les autos dans une autre voie. Vous auriez dû voir la figure de la madame lorsque celle-ci m’a entendu cogner dans la vitre arrière de sa cabine. Bien sûr la pauvre a sursauté puisqu’elle ne m’a jamais vu arrivé =) Elle a lâché un de ces cris… hahaha Elle m’a ensuite marmonné quelque chose en anglais dont je n’ai pas pu déchiffrer, car j’étais sous l’emprise de la panique et énervé par le bruit des klaxons. Finalement, je suis revenu bredouille au véhicule. Par chance, un homme a observé la longue file d’attente est venu devant l’auto de mon ami et lâché les paroles suivantes « Go ahead man, go ahead! ». Ces dires ont convaincu mon conducteur d’appuyer sur l’accélérateur, mais nous sommes partis sans payer. C’est alors que le scénario que la police pourrait nous interpeller s’est mis à être le sujet d’actualité dans la voiture. Au final, ce n’est pas arrivé et nous sommes arrivés à destination.

    Boston, le 4 juillet (jour de l’indépendance)

    Le jour de l’indépendance, ça vous dit quelque chose? À ce moment, en tant que touristes apprentis, nous étions loin de nous douter de l’importance de ce jour pour les Américains. N’ayant pas réservé une chambre d’hôtel à l’avance, nous nous sommes ramassés à l’un des seuls hôtels ayant encore une chambre disponible en le Radisson de Boston. Alors là, il nous en a coûté la totale pour y loger. Après seulement 140 dollars canadiens pour deux personnes pour quatre nuits en camping, voilà que le prix s’établissait à 310 dollars américains pour une seule nuit au 24e étage de cet hôtel. En plus, moi qui suis pris du vertige, je n’avais aucun plaisir à longer les murs une fois arrivé à notre chambre. En cette journée de l’indépendance, les rues étaient pleines à craquer, les restaurants affichaient complets et les hôtels pleins a craqué. Par contre, nous avons assisté à des célébrations avec des soldats du temps de l’indépendance, on se sentait privilégié d’assister à ce spectacle.

    Boston et les Red Sox

    Il y a New York avec ses Yankees, Montréal avec ses Canadiens et Boston avec ses Red Sox. C’était très impressionnant de voir le logo de l’équipe présent à chaque coin de rue en plus du nombre de commerçants vendant des casquettes, gilets ou articles de tout genre avec l’effigie de l’équipe. Malheureusement pour nous, les Red Sox n’étaient pas en action lors de notre passage à Boston. Par contre, nous avons pu observer de l’extérieur le domicile de l’équipe.

    Boston et ses vaches

    Lors de mon passage à Boston, les rues de la ville étaient bondées de vaches. Bien sûr, il était très amusant de capturer les touristes prendre des photos des plus inusitées avec ces monuments artisanaux.  Sept ans plus tard, j’ai constaté en recherchant sur la toile que 117 spécimens en fibre de verre étaient présents en 2006. Boston a désigné à cet événement à ce moment comme étant celui de la « Cow Parade ». Au final, ces chefs-d'œuvre ont été mis en vente aux enchères pour amasser des fonds pour des œuvres de charité.

    Boston et son aquarium

    La métropole américaine compte l’un des plus beaux aquariums que j’ai visités. Le lieu nommé « Stars of the sea » est situé à quelques mètres de la mer. Le site est peuplé de touristes et regorge de plusieurs variétés de poissons, mammifères et crustacés. Je conseille fortement une visite dans ce lieu si vous aimez la flore et les espèces marines.

    Architecture et histoire sont synonymes de Boston

    Vraiment, Boston est une ville remplie d’histoire. Plusieurs monuments sont présents un peu partout dans la municipalité. De plus, il y a une multitude de bus qui parcourent le centre-ville vous offrant un guide audio sur l’histoire de l’agglomération. Une des choses qui m’a le plus marqué, c’est la présence de vieux bâtiments aux côtés d'autres édifices ultras modernes. Ainsi, vous pouvez observer un château médiéval à quelques pas d’une tour à bureaux. Parcs et verdures sont très présents à travers le bas de la ville. De plus, plusieurs amuseurs publics tentent de récolter quelques dollars en tentant de vous divertir.

    Le doux confort du lit de l’hôtel Radisson

    Après quatre jours dans une tente sans matelas, laissez-moi vous dire que le doux confort d’un lieu était un luxe très apprécié.  Si bien que je n’ai pu me lever de celui-ci une fois bien allongé. Le prix était certainement hors budget, mais le confort inoubliable de ce moment a rapidement fait oublier ces nombreux dollars dépensés pour seulement quelques heures.

    Le retour

    Nous avons effectué le retour en automobile sans trop de problèmes en excluant le fait que nous avons passé à deux poils de frapper un chevreuil sous une pluie torrentielle. Au moins, cette fois-ci, nous savions comment procéder pour payer notre dû aux stations de péages américaines. Au total, il nous en aura coûté environ 40 $ US en station de péage pour se rendre à Boston. En résumé, ce voyage m’a permis de constater le patriotisme américain, la courtoisie indéniable de ce peuple envers les piétons, les stations de péage, la beauté des routes américaines, la malbouffe au menu à chaque coin de rue, l’eau froide de l’Atlantique, le marketing omniprésent des Red Sox de Boston et pour terminer, pour faire du camping ça prend un minimum d’équipements =)  Pour le mot de la fin, Boston mérite une visite, c’est une ville riche en histoire et qui peu accommoder tous les styles de visiteurs.

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