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  • Conduire à Bali, les détails de notre aventure

    Photo de inyoureye Jonathan Vallée
    Saguenay,  Canada
     SanurIndonésie ) en Septembre 2016
    AVENTURE / publié le 25 Septembre 2016

    Avant notre départ pour Bali, je remettais en doute la décision d’avoir loué une voiture afin de parcourir les villes d'Amed, Ubud et Semyniak. Je remettais en question ma décision après avoir lu plusieurs blogues ou forums qui mentionnaient que la conduite en Indonésie était complètement folle.

    Pour notre part, nous avions pris la décision de louer une auto plutôt qu’un scooter prétextant une meilleure sécurité sur la route. Après notre retour au pays, je dois avouer que ce fût sans doute le meilleur « move » que nous ayons fait durant ce voyage.

    Ce qu’il faut savoir sur la conduite à Bali

    •         Contrairement au Canada, le conducteur se trouve à droite;

    •          La majorité des véhicules sont à conduite manuelle;

    •         Pour les stationnements, la majorité sont payants quand il y en a. N’hésitez surtout pas à vous stationner sur le bord de la route, c’est tout à fait légal;

    •         Aucun contrôle antipollution, vous aurez sans doute des maux de tête en raison des odeurs d’essences partout sur la route. Ce n’est pas pour rien que plusieurs personnes portent des masques pour respirer sur la route;

    •         La vitesse de croisière sur les routes secondaires est d’environ 30 km/h. Sur les routes principales, elle est de 50km /h à 80 km /h;

    •         Le plus gros véhicule a toujours priorité lors des dépassements ou même sur les autoroutes à deux voies. Avec une auto, les scooters vous éviteront lors de dépassement ou même lorsque vous éviterez des obstacles;

    •          Si vous êtes hésitant à votre véhicule en Amérique du Nord, oubliez la location d’une auto à Bali. Il n’y a tout simplement pas de place à l’hésitation sur la route. La moindre moment d’inattention peut également causer rapidement un accident ou le mécontentement des locaux;

    •          Avant d’effectuer un dépassement, il faut toujours klaxonner pour aviser les véhicules devant de votre manœuvre. Vous pouvez dépasser là où cela vous enchante. Les règles routières ne tiennent pas à Bali;

    •          Sur les lumières, lors la ligne sur la chaussée n’est pas pleine, vous pouvez effectuer un virage à gauche sans attendre le feu vert;

    •         Ne pas mettre la radio à fond, histoire d’entendre les klaxons des autres véhicules;

    •          Toujours vérifier à deux reprises vos angles morts. Avec les tonnes de scooters, il faut être vigilant;

    •          Pour l’essence, il faut pour les automobiles se gazer au pertamax. C’est l’essence de plus grande qualité sur l’île. Il vous en coûtera environ 75 cents canadiens le litre. Bien vérifier que le pompiste a remis la pompe à zéro avant que celui-ci vous gaz. C’est une pratique frauduleuse souvent employée pour avoir les étrangers;

    •          Pour les contrôles routiers, nous avions lu sur certains sites qu’ils étaient fréquents. Toutefois, en six jours de route, nous n’en avons rencontré aucun. Si cela survient, montrez seulement votre permis de conduire international aux policiers, ils ne pourront rien faire;

    •         Parlant de permis international, assurez-vous de l’avoir en votre possession en plus des papiers d’identification de votre véhicule. Au Québec, il en coûte environ 30$ pour obtenir son permis qui est valide partout dans le monde pour une durée d’une année;

    •          Si un accident survient avec un autre véhicule, demeurez calme et dans votre véhicule. Demandez aux locaux d’appeler les policiers pour réaliser un constat d’accident. Toutefois, si l’accident est mineur, tentez de régler le tout à l’amiable en donnant de l’argent à la victime. C’est souvent un moyen bien moins long pour tout le monde. Surtout avec un taux de change qui avoisine du dix pour un, vous éviterez de perdre votre temps;

    •         En terminant, pour les assurances, assurez-vous que votre compagnie de location vous assure pour les accidents de la route. J’étais d’ailleurs très sceptique sur ce point lisant sur le web que la plupart des agences de location couvrent seulement pour 10 000$ en dégâts et dommages physiques. Reste que l’agence de location d’Andre Sewatama à Sanur offre la meilleure assurance sur l’île, j’y reviendrai plus tard dans ce texte;

    Voici quelques vidéos sur la conduite à Bali :

    Où louer son automobile? Quoi louer?

    Une chose que vous devez savoir, parfois à Bali les routes ne sont pas plus larges que les pistes cyclables au Canada. Il est donc inutile de procéder à la location d’un gros véhicule. Cela vous donnera que du trouble sans compter que vous perdrez de l’autonomie.

    Optez plutôt pour un petit véhicule qui passe partout par sa petite taille. De notre côté, nous avons choisi le modèle Suzuki Katana. Un modèle datant de 2005, mais tellement pratique pour la conduite à Bali. Cette voiture peut embarquer quatre personnes en plus d’avoir une très petite taille.

     

    Elle a d’ailleurs été très pratique lors des embouteillages et lors de certainement dépassement très douteux :) De plus, côté consommation d’essence, elle ne coûte pratiquement rien. Cela nous a coûté environ 45$ d’essence pour parcourir environ 550 kilomètres. Il ne faut pas oublier que là-bas, il y a beaucoup de côtes. Ce facteur joue de beaucoup sur la consommation de carburant.

    Voici un vidéo sur notre premier plein d'essence :


    Très pratique cette Katana!

    Néanmoins, ce modèle de véhicule est très archaïque. Vous roulerez au maximum à 90 km/h avec le véhicule. Vous aurez l’impression de rouler à 220 km/h :) Il y a quatre freins à tambour, il faut donc utiliser la compression pour freiner dans les côtes. De plus, lors de démarrage du véhicule, il faut parfois utiliser le bouton choke comme sur une tondeuse pour assure son démarrage. Ça fait très différent que de conduire ma Jetta GLI 2016 avec quatre freins à disque disons :)

    Pour le prix, cela nous a coûté 192$ canadien pour six jours de location. Au final, avec l’essence, environ 240$ pour jouir d’une autonomie complète sur l’île. Il faut ajouter à cela que l’agence a envoyé un chauffer venir nous cueillir à l’aéroport sans frais. Il a seulement fallu fournir notre numéro de vol et notre heure d’arrivée à André. Pour le départ, nous avons laissé notre véhicule à notre hôtel de Semyniak. Deux personnes travaillant pour André sont venues chercher le véhicule à l’heure convenue. Ce fut une première expérience de location internationale très réussie.

    Pour procéder à la réservation de votre véhicule, vous pouvez contacter monsieur André Sewatana par l’entremise de son site web. Le monsieur parle très bien français, ce fut très rassurant à notre arrivée à l’agence.

    http://www.andre-sewatama-bali.de/

    Comment naviguer et se retrouver sur les routes?

    C’était une question dont nous n’avions pas nécessairement la réponse avant de procéder à la location du véhicule. Nous avions l’application « Ulmon » avec la carte de Bali et Google Maps. Ces deux applications devaient nous servir à nous guider lors de notre séjour.

    En partie, elles ont bien répondu à l’appel. Pas nécessaire d’acheter une carte papier comme nous l’avons fait. L’application Google Maps mange beaucoup les batteries. De plus, il faut commencer le parcours avec le wifi avant d’aller hors connexion. Cela limite les déplacements à un endroit sans avoir internet. Pour « Ulmon », le gros problème était qu’il manquait des routes sur la carte. Néanmoins, cela nous a dépannés dans nos déplacements.

    Je conseillerais fortement aux personnes qui souhaitent utiliser la location de voiture de trainer un chargeur de téléphone qui va dans l’allume-cigarette. Nous avons souvent manqué de batteries. Croyez-moi, dans cette jungle sur la route, il ne faut pas cela arrive, car c’est très facile se perdre dans les rues de l’île.

    Aussi, pour une personne qui souhaiterait louer une voiture seule, je ne le recommanderais pas du tout. C’est déjà très prenant de se concentrer sur la route, je n’imagine pas en plus de cela de regarder sur son cell phone ou sur son GPS pour bien se diriger. Si vous êtes en mesure de le faire, vous êtes complètement fou J

    Au final, nous n’avons pratiquement pas eu de problème à nous diriger avec nos téléphones sur la route. Toutefois, soyez avisé que Google Maps vous fait parfois passer par le chemin le plus rapide, mais pas le plus sécuritaire. Il nous a d’ailleurs fait passer par des rues pas plus larges que l’auto. Également à des endroits où les ponts étaient manquants ou d’autres où il n’y avait tout simplement pas de chaussée. Ça fait partie de l’aventure :)

    Pourquoi choisir la location d’auto?

    •          Autonomie;

    •          Éviter de tout le temps négocier des tarifs avec des chauffeurs de taxi;

    •          Vivre l’aventure;

    •         Réduire les coûts;

    •          Les paysages;

    •          La sécurité;

    •         Se perdre dans Bali et effectuer des trouvailles :);

    •         Voir comment les habitants vivent réellement sur l’île;

    Le nord de l’île versus le sud de l’île

    Notre visite à Bali débutait dans la ville de Sanur pour se diriger vers Amed dans la nord, puis Ubud pour terminer à Semyniak au sud. Le parcours de Sanur vers Amed a été beaucoup plus facile en début de route. Une autoroute longe la mer en plus d’avoir deux voies de circulation. Rapidement, nous nous sommes dit, c’est ça la conduite à Bali.

    Cela s’est complexifié davantage lorsque nous avons atteint les montagnes. Des routes sinueuses et étroites le long des ravins. Des camions transportant du sable du haut des montages vers Denpasar. Des routes bloquées par des travaux. Je vous confirme que j’en ai sué un coup.

    Pour un Nord-Américain habitué de suivre les règles de conduite, c’était un tout autre défi de s’adapter à celles de l’Indonésie. Comme dans tout, on finit par s’habituer à tout. J’ai donné la frousse à plusieurs reprises à ma copine J mais dans cette jungle sur la route, il faut prendre sa place sans quoi les autres la prendront à votre place.

    À Amed, c’est le calme plat sur la route. Toutefois, les routes sont super étroites. Encore là, il faut demeurer concentré afin de ne pas frapper les gens marchant sur la route. Même chose pour les cochons, poules, ânes ou singes traversant la route. Petite anecdote, sans le vouloir, nous avons probablement mis fin à la vie d’un petit poussin. La mère et ses petits ont surgi du haut d’une colline. Je n’ai pu éviter monsieur poussin:/

    Ubud un peu plus achalandée sur la route. Toutefois, c’est encore très praticable. Il faut être doublement vigilant, mais c’est dans le domaine du réel. Mais je ne conseillerais à quelqu’un qui loue une automobile de commencer son périple par Ubud. Cette personne pourrait vite se trouver complètement folle d’avoir agi dans ce sens.

    De Ubud, nous sommes allées à rizière de Jalituwih en plus d’aller près de Bedugul pour voir un temple dont le nom d’échappe. Jusqu’à la rizière, le paysage est magnifique tout au long du parcours. Par contre, c’est extrêmement côteux. C’est digne des émissions des convois de l’extrême à Canal D. Des précipices à gauche et à droite sans clôture en cas d’accident. Ça fait peur, mais faut éviter dans la peur dans ce genre de scénario. Pour Bédugul, c’est aussi pire. La ville est en montagne. La route était cool, mais avec le trafic, nous ne sommes même pas allés au temple. On était tanné d’avoir perdu notre temps sur la route. Donc, à éviter en auto.

    Pour Semyniak, des intersections avec cinq voies qui se croisent. D’autres avec trois… Ce n’est pas pour les peureux. Il n’y a aucun plaisir à conduire dans cet endroit. Toujours arrêté… L’odeur de l’essence qui vient polluer vos poumons. Si vous désirez demeurer à cet endroit, éviter la location d’auto.

      

    Conclusion

    Après plusieurs craintes, je me dois d’affirmer que cette expérience de conduire à Bali a été sans aucun doute l’activité que j’ai préférée sur l’île. Sans la présence dans ma copilote, cela n’aurait pas été possible.

    Au final, nous avons vécus des sensations fortes dans l’habitacle de notre Suzuki Katana. Un peu comme une visite à la ronde qui s’étire pendant six jours en plus de voir des paysages différents jour après jour.

    Avec notre gopro hero 4, nous avons pu filmer aisément le paysage. Nous avons pu à notre guise s’arrêter quand on voulait et où on voulait. Lors de notre septième journée à Bali, nous avons fait appel à un chauffeur de taxi. Le tout a confirmé la bonne décision d’avoir loué une automobile. Celui-ci nous a d’abord chargé 20$ canadien pour faire 6 kilomètres de route en plus de nous attendre au marché. Rendu là-bas, c’était rendu seulement 20$ pour l’aller. De plus, le type nous a demandé de l’argent pour dîner. Après négociation, il a accepté de rester seulement une heure pour nous attendre au tarif négocier au départ. De plus, il nous a talonnés à quelques reprises lors de notre visite rapide du marché.

    Avec une auto, l’autonomie est l’aspect le plus grand à considérer. Si nous voulions rester 15 minutes à un endroit, nous le faisions. Même chose dans le cas contraire lorsque nous désirions rester plus longtemps.

    Quand on parle d'autonomie...
      

    Pas de chauffeur non plus qui nous embêtait avec un ami qu’il connaissait pour nous offrir le dîner à un tarif supérieur ou pour d’autres services.

    Sur la route, je peux vous dire que plusieurs Balinais étaient étonnés de voir des blancs conduire chez eux. Ils nous regardaient souvent avec le sourire tout en nous demandant parfois si tout allait bien.

    Si vous gardez le sourire, que vous roulez prudemment, une expérience haute en émotions vous attend sur les routes de Bali. Osé, vous ne serez pas déçu :)

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