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  • Croisière à bord du Disney Fantasy (6)

    Photo de natbol Nathaniel Bolduc
    Jonquière,  Canada
     CozumelMexique ) en Octobre 2013
    MÉMOIRE DE VOYAGE / publié le 15 Octobre 2014

    Nous sommes maintenant mercredi deux octobre.  Le Fantasy est présentement en direction de Cozumel, c’est une île située à l’est de la côte du Mexique juste en face de Playa del Carmen et appartenant au Mexique et nous amarrerons vers 8 :30. Nous prenons le temps de déjeuner au Cabanas durant les manœuvres d’amarrage de l’intérieur avec une vue sur Cozumel. Cozumel est un endroit très prisé par les touristes et par les mexicains avec un peu de moyen pour leurs vacances.  Je n’ai pour cette journée, que très peu de photos à présenter, car compte tenu de la nature de l’excursion prévue aujourd’hui, je n’ai utilisé que la caméra submersible qui prend des vidéos de bonne qualité, mais pour les photos, ce n’est pas sa principale qualité.

    Donc au menu des activités aujourd’hui, c’est une promenade en vtt (style dune boggy) qui se nomme ATV Wild Tours to Jade Caverns.  Une délicate promenade en véhicule hors route vers une caverne de jade dans laquelle nous pourrons faire trempette. Pour cette activité, au moins une des deux personnes doit posséder un permis de conduire valide et idéalement les deux.

    Aujourd’hui, le ciel est partiellement nuageux et des averses sont à prévoir, mais compte tenu encore une fois de la nature de l’activité, la pluie ne nous fait pas peur.

    Nous descendons sur le quai pour nous rendre sur la terre ferme où se trouve le responsable de Wild Tour qui nous attend. Environ une trentaine de minute plus tard, nous arrivons sur le site. Nous sommes dirigés vers une rangée de casiers que l’on doit louer, pour y ranger nos effets personnels et pour se changer si nécessaire. Le si nécessaire est très important ce que nous ignorions avant l’activité, c’est qu’elle est vraiment salissante.  Nous avions apporté avec nous des doubles pour se changer après au cas ou.  Je vous suggère donc d’apporter un double de chaussure et idéalement, portez des chaussures style CROC ou chaussure de baignade pour l’activité et gardez vos espadrilles au sec dans le casier.  Comme nous ne le savions pas avant, nous gardons nos belles espadrilles toutes neuves et toute propres.

    L’activité sur le site est excessivement bien encadrée par le personnel local.  Jusqu’à présent, je sens que les gens sont compétents et que nous sommes entre bonne mains.  C’est partie, on nous présente rapidement notre véhicule et les règle de sécurité et nous voici en route.  Comme je l’ai dit un peu plus haut, c’est un véhicule de style dune boggy à deux places assez rudimentaire. Quatre roues sur une armature tubulaire et un moteur.  Pas de cerveau direction, une suspension quasi inexistante et des sièges en plastique dur. Le coté rudimentaire de ceux-ci ne nous dérange pas le moins du monde, nous sommes ici pour avoir du plaisir.  À peine sorti de l’aire d’entreposage des vtt que nos chaussures sont détrempées d’une belle boue argileuse.  Les crocodiles sur le côté de celles-ci en sont encore imprégnés aujourd’hui.

    Comme je l’ai dit un peu plus tôt, l’activité est extrêmement bien organisée et encadrée, ce qui est un peu normal quand la majorité des gens n’ont jamais piloté ce genre de véhicule. Il y a un guide en avant et en arrière dans des véhicules comme les nôtres en plus des quatre ou cinq vtt (quatre roues) qui nous suivent.  C’est un peu aussi ce que nous avons déploré, nous étions un groupe où chacun se tient un peu trop près les uns des autres en plus des guides un peu partout, ce qui laissait peu de liberté et d’espace pour faire beaucoup de vitesse dans les marres de boue. Nous laissions toujours délibérément Isabelle et moi assez d’espace pour être capable de s’amuser vraiment beaucoup dans la bouette.  Nous étions vraiment deux vrais enfants.  Nous sommes maintenant trempés et salles, mais c’est tellement agréable.  Juste un peu avant l’arrivé à la caverne, une pluie légère tombe sur nous comme une bénédiction venue nous doucher et nettoyer l’objectif de la caméra qui n’y voyait plus rien. Arrivé à la caverne, on nous sert de l’eau fraiche au même moment, la pluie s’en donne à cœur joie pour nous lessiver. C’est l’heure de la baignade. On prend un v.f.i. et on marche dans les sentiers très bien aménagés  pour descendre jusqu’à la caverne.  L’eau de cette caverne était la seul source constante d’eau potable pour la Mayas qui vivaient sur l’île il y a bien longtemps.  L’eau extrêmement dur et riche en souffre a causée une malformation chez la tribu Maya de Cozumel.  L’eau ralentissait la croissance et durcissait à l’excès les os de ces personnes.  Ce qui fait que les Mayas de Cozumel était anormalement petit mais d’une robustesse inouïe. Ils avaient une réputation de guerrier redoutable. Mais aucun souci à se faire pour nous, nous n’allons pas boire de cette eau, mais seulement nous y plonger.  Nous conservons sur nous que notre maillot et la caméra et pour ceux qui le désire, il y a une percée dans la paroi de la caverne à une vingtaine de pieds de la surface de l’eau à partir de laquelle on peut plonger dans l’eau.  Je trouve l’atmosphère un peu surréaliste, au creux d’une forêt tropicale dense, plonger dans une grotte millénaire, c’est tout simplement pas quelque chose que l’on fait régulièrement, en tout cas, moi je ne fais pas ça régulièrement.  Une vingtaine de minute et deux plongeons plus tard, il est temps de rebrousser chemin.

    Nous avions convenu ma conjointe et moi que je pilotais à l’aller et elle au retour.  Ma femme prend donc place derrière le volant et nous revoici parti pour se salir allégrement jusqu’à… Isabelle n’est pas quelqu’un de faible qui laisse les autres conduire pour elle, mais comme la direction du vtt est directement liée au volant, il est assez difficile de conduire et je dirais même que c’est douloureux par moment, car il peut arriver lorsque l’on frappe une roche avec une roue, que le volant tourne brusquement et vous broie les doigts au passage.  Je reprends donc place au volant pour terminer le trajet.

    Une fois revenu au centre, nous nous dirigeons vers les douches (tuyaux suspendu entre les arbres) où nous essayons tant bien que mal de se débarrasser de l’argile qui s’est immiscée dans tous les textiles, des souliers à la casquette en passant par les oreilles et les cheveux. C’est impossible de tout retirer, nous tordons le plus possible, mais nous rangeons les vêtements salles et enfilons les propres et secs, à l’exception de nos chaussures qui sont encore détrempée et ruisselante de boue. 

    Tout au long de l’excursion, les guides avec nous ont pris le temps de filmer et photographier tout le monde, ce qui donne un beau vidéo et de belles photos pour la plus part. Malheureusement les photos de nous n’étaient pas supers donc nous n’avons pas acheté le dvd que l’on nous offre (à prix FORT) ni le vidéo, en espérant que ce que j’aurai capté sur ma propre caméra sera acceptable.  Il est temps de retourner vers le port… les pieds trempés.

    Arrivé près du Punta Langosta Pier (le quai où est accosté le Fantasy), on traverse la rue principale pour aller au centre commercial qui s’y trouve.  C’est un peu le même genre de commerce que l’on retrouve un peu partout dans les caraïbes, avec des bracelets avec votre nom dessus, des lots interminables de T-Shirt.  Honnêtement, peu de chose intéressante et c’est le même genre de babioles que l’on retrouve chez les vendeurs itinérants dans les festivals au Québec.  En plus, les vendeurs sentent l’argent des touristes et ils sont très insistants.  Comme nous avons les pieds encore trempés, nous décidons de retourner doucement vers le navire.

    Une fois à bord, nous prenons le temps de relaxer un peu et nous allons à la buanderie qui se trouve sur notre pont pour aller laver tout le linge souillé durant l’excursion classée 4.5/5 selon le site Trip Advisor ce que je seconde.  Je fais de même avec nos espadrilles dans la baignoire de notre cabine. Ne reste plus qu’à attendre qu’elles sèchent.  Nous avons le temps avant le souper, d’aller regarder un film présenté en 3D au Walt Disney Theater.

    À bord du navire ce soir, c’est le Pirate’s party night.  Cette soirée débute habituellement par un spectacle avec les personnages Disney à l’extérieur avec comme finale, un feu d’artifice en mer. La DCL est la première compagnie de croisière à avoir offert un feu d’artifice en mer.  Tout le monde en cette soirée à thème, porte un foulard de pirate que l’on a pris soin de nous placer dans notre cabine.  Malheureusement pour nous, en quittant Cozumel, le Disney Fantasy se dirige directement dans le passage de l’ouragan Karen ce qui donne place à une mer trop houleuse et de trop grands vents pour donner le spectacle dehors et pour les feux d’artifice.  Pour la partie spectacle, comme d’habitude, Disney a un plan B et le spectacle a lieu à l’intérieur dans l’atrium. Pour le feu d’artifice, il est remis au lendemain qui sera une journée en mer sans escale, si la température le permet.  Comme vous connaissez mon amour pour les feux d’artifices, vous vous doutez que je suis un peu déçu.

    Une fois le spectacle terminé, c’est l’heure d’aller souper.  Ce soir c’est au Enchented Garden que nous sommes conviés.  Le restaurant est décoré dans un style se rapprochant des verrières françaises du 19ème siècle, avec une touche féérique où l’on peut observer les luminaires s’épanouir et s’ouvrir comme un bouton de fleur tout au long du souper.  Comme je l’ai spécifié un peu plus tôt, la mer était agitée et elle l’est de plus en plus.  Les serveurs tels de grands danseurs de ballet, valsent cabaret à l’épaule dans des mouvements fluides au rythme du navire.  C’est à se demander comment ils fonts, aucune pièces de coutellerie ou de vaisselle n’a toucher le sol durant toute l’heure du repas.  Pour les estomacs fragiles, les comprimés anti-nauséeux sont une bonne idée.  Pour notre part, nous sommes solides comme le roc et nul besoin de médication.  Au menu spécial pirate ce soir, en entrée pour moi c’est la salade de poulet avec croustille de plantain et crabe cake pour madame. Pour le repas principal pour moi, c’est la poitrine de poulet de Castaway assaisonnée aux épices de pirates et Mahi Mahi du Capitaine crochet aux noix de macadam pour Isabelle. Pour le dessert, c’est encore une fois un dessert en formule trio qui se compose d’une coupe de fruit, d’un flotteur et d’un gâteau au chocolat.  L’ensemble du repas un fois de plus était vraiment excellent.  Les serveurs nous connaissent de plus en plus, nous attendant avec notre brevage favori dès notre arrivée.

    Il est temps d’aller décanter le souper à notre cabine avec l’aide des mouvements de la mer qui nous berce « doucement ».  Comme notre cabine étant placée à la poupe du navire et que celui-ci affronte les vague par la proue, le mouvement de la mer est moins grand.  Mais comme je suis de nature curieuse et que même dans notre cabine les portes ouvrent et ferment toutes seules et que les objets se déplacent un peu partout, je décide à peu près vers minuit d’aller voir de quoi il en retourne sur les ponts supérieurs à l’extérieur. Honnêtement, c’est peut être difficile à voir sur les images du vidéo, mais il m’était pratiquement impossible de tenir à la verticale sans me retenir aux murs ou à la rambarde. Suite à notre retour au pays, j’ai effectué des recherches sur des sites maritime pour découvrir que le bateau est passé pratiquement dans l’œil de la tempête, occasionnant de rafales allant jusqu’à 110 km/h et des vagues avec une amplitude allant jusqu’à 14 mètres.  Inutile de dire qu’une grande partie du devant du navire était fermée au passager.  La proue s’abattait violemment sur les vagues occasionnant des torrents d’eau qui déferlait sur les parties inaccessibles  du bateau.  Comme je suis originaire du Québec et que j’y habite toujours, dès qu’il vente le moindrement, le mercure baisse drastiquement, surtout durant la période hivernale.  Mais honnêtement en tant que québécois, d’être dans une tempête où les vents sont d’environ 30°C, j’ai trouvé ça très agréable.  Il va s’en dire, que j’étais pas mal le seul à « profiter et à avoir du bon temps » à l’extérieur en pleine nuit.  Durant cette même nuit, j’ai dû me lever pour aller replacer les transats à l’extérieur sur notre balcon car il menaçait de s’envoler avec la force du vent. J’ai vraiment aimé m’assoupir avec le mouvement du bateau. Zzz Zzz Zzz!!!

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